mardi 15 juillet 2008

Galway / Cliff of Moher - Eire - Part 4

Voilà, je prends enfin le temps de vous raconter la 4ème et dernière partie de notre périple dans l'ouest de l'Irlande. Tout arrive, n'est-ce pas ?!
Pour le dernier jour (enfin avant-dernier mais le lendemain sera consacré uniquement à notre retour vers Dublin) nous avons décidé de faire "relâche" : le matin balade après le petit-déj dans le quartier où était situé notre B&B (regardez la photo, on croirait la Côte d'Azur avec le palmier !) Puis visite la cathédrale de Galway (avec du marbre du Connemara) et de quelques magasins (ça vous étonne hein !) notamment Next où je sais que l'on peut trouver des vêtements Peppa Pig pour ma râleuse, les incontournables boutiques souvenirs... Ça c'était pour les filles, on a lâchement abandonné les hommes à une terrasse ensoleillée (je vous disais que tout arrivait) avec pour seule compagnie des pintes de Guinness. Voici donc un florilège de photos prises au cours de la matinée et également la veille en soirée. Pour donner mon avis personnel sur Galway, je dirai que c'est une petite ville assez sympathique, qui a l'air bien vivante mais qui est quand même un peu tristoune quand il pleut... et il faut pas se leurrer, on a eu un bol monstre d'avoir plusieurs jours de suite du soleil !

Ensuite un bon repas dans un pub typique à mort (avec en prime, pour la petite histoire, des doigts de Clochette pris dans une porte très lourde... c'est formidable, elle ne m'en a pas voulu !).

Pour l'après-midi, direction les falaises de Moher. On a sous-évalué le temps de route, résultat il y avait pas mal de kilomètres à faire sur les fameuses routes dont je vous parlais précédemment, avec en prime des travaux.

Arrivés là-bas y'a pas à dire, le site est génial, bien entretenu, sécurisé, nickel... Tellement nickel que tu peux pas faire autrement que de te garer sur leur parking payant, à 8 euros la voiture. Encore heureux que l'accès est gratuit ensuite !
Les hommes et Tata ont fait les malins (ainsi que plus de la moitié des autres visiteurs), ils ont dépassé le garde-fou en pierre pour avoir une meilleure vue... Et on avait une sacré vue ! Comme je suis pas fortiche pour décrire un paysage comme les écrivains classiques (et puisque Tata vient de me dire que je fais plein de fautes), je vais mettre des photos à la place.

La tour, tout en haut de la falaise était déjà vachement grande à côté de nous... imaginez la chute !

La vue depuis les falaises : les îles d'Aran et les montagnes du Connemara

Et sur le retour un dernier arrêt au Tesco, pour repartir les bras chargés de produits Cadbury (et Tata, t'avais raison, la poudre chocolat n'est pas mauvaise mais pas assez chocolatée à mon goût).

Le dernier matin, Clochette se demandait pourquoi il y avait tant d'effervescence. Quand je lui ai dit que nous partions, elle s'est mise à pleurer en disant que sa maison c'était ici, en Irlande. Pauvre choupinette... elle était vraiment à bout de nerfs je crois, les repas décalés, les siestes dans la voiture, ça va bien 5 minutes mais y'a un moment où les parents le payent.

On a pris du temps d'avance pour le retour, vu les péripéties de l'aller... Je vous le donne en mille, ça roulait ! Du coup on est arrivé à l'avance à l'aéroport, on a pu rendre la voiture tranquille (enfin, Papy et moi étions tranquilles, Mamie et Papa nous ont bien stressé avec leurs milles questions "on rend où la voiture, on fait comment pour retourner à l'aéroport après, ça prend combien de temps...?"), boire une dernière Guinness, manger un bagel à la Bagel Factory, acheter de la Guinness, Clochette a eu également le temps de miner la file d'attente pour l'embarquement en faisant tomber sa compote par terre, de faire de la poussette-chariot, 2-3 crises de nerfs et un gros caca pile avant de monter dans l'avion.

Edit du 18 juillet 2008

Hier, en cliquant sur "publier le message" je sentais bien que quelquechose manquait... J'ai oublié les liens pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le sujet ! Alors les voici...

Galway et sa région

Moher

  • cliffofmoher.ie (disponible en plusieurs langues dont : français, anglais et gaélique)

Divers

vendredi 11 juillet 2008

Accident(s)

Et oui, forcément, avec cette période d'apprentissage on a quelques accidents. Ça va, je m'attendais à pire quand même mais bon, pas toujours agréable d'avoir les pieds dans le pipi et les mains dans le caca. Oui, je sais, un mal pour un bien, oui oui j'ai bien compris, le tout est de savoir combien de temps le mal va durer...
Hier, Clochette avait fini de manger son deuxième repas du soir (un bibi et un "plucage" dans le menu des parents 1/2 heure après, selon qu'elle aime ou pas ce qui est proposé), elle part jouer deux minutes. Pour revenir me tourner autour pendant que je finis mon assiette (et j'avais faim). "T'as envie de faire pipi ?" je lui demande, surtout parce qu'elle se dandine... "non non" répond l'interréssée (qui a tendance à dire non à tout puis à réfléchir après). Et elle repart.
Trois minutes après elle appelle "Maman j'ai vomi !" d'un ton naturel, tranquille... "Quoi ?!" (en choeur, maman et papa)... "Oui oui, j'ai vomi !" J'abandonne mon assiette pour la rejoindre. Pas de vomi en vue. "T'as vomi où ?" "Ben là" toujours aussi naturellement en me montrant ses fesses ! "Euh, attends, je t'explique, c'est pas du vomi ça, c'est du pipi !". Et là du coup elle se met à hurler tout ce qu'elle peut, engueule papa qui lui demande pourquoi elle a pas demandé le pot (c'est toujours lui qui prend). J'ai du la consoler avant de pouvoir la mettre sur les toilettes (à deux pas de l'accident, focément) et de hausser le ton (mais pas trop) pour lui faire la leçon.
Je crois qu'on a eu un problème de communication en fait. J'avais eu bon quand je lui avais demandé, j'aurais du abandonner mon assiette pour la mettre sur les toilettes, sans tenir compte de son refus. D'habitude c'est ce que je fais... mais là j'avais faim ! Et j'ai du réchauffer finalement.

mercredi 9 juillet 2008

Potty Time !

Ça y est, c'est officiel, notre Clochette va aller à l'école à la rentrée de septembre. Nous l'avons inscrite et nous avons visité il y a un mois son école. C'est marrant, c'était mon école de quand j'étais petite, elle me paraissait grande à l'époque et là ça fait maison de poupée... En tout cas Clochette était ravie ! Alors que certains n'ont pas quitté les bras de Papa-Maman pendant toute le visite, je devais courir après la mienne qui avait déjà pris possession des lieux et qui serait bien resté toute la matinée j'avais dit oui. Je ne m'inquiète pas du tout pour son intégration.

Non, je m'inquiète plutôt pour autre chose. La condition requise pour que notre Clochette intégre l'école c'est la propreté, qu'elle n'a pas encore acquise.
J'avais lu quelque part qu'un enfant finira toujours par être propre et que ça ne servait à rien de le pousser à tout prix, sauf à le frustrer ou le bloquer. Et puis on avait le temps. Alors le pot c'était une fois de temps en temps, surtout des explications, une approche en douceur et pas de contrainte. On a intensifié l'approche au fil des mois, elle râlait quand on la mettait sur le pot, ne le réclamait jamais et puis on oubliait vite, les couches ça a un côté pratique pour les sorties par exemple.

Mais l'échéance approche à grands pas. La directrice veut bien les prendre même s'ils ne sont pas propres à la rentrée mais seulement 2 semaines. Si ça ne marche pas non plus avec elle, elle rend les gamins aux parents. Je préférerai qu'elle soit propre et n'ai pas à vivre deux rentrées. Surtout qu'elle a vraiment hâte d'y aller et qu'elle a bien compris l'enjeu (l'autre fois pour annoncer à son papa qu'elle avait fait dans le pot, elle a dit "ça y est, je peux aller à l'école maintenant !").

Depuis une bonne quinzaine elle passe ses journées sans couche. Avec Nounou ça se passe bien, avec nous y'a encore des accidents. Elle en est à la période assez fatiguante où on l'a à l'oeil tout le temps, histoire de vérifier si y'a pas de fuite (et descends du canapé s'il te plaît mon coeur), on lui demande vingt fois par heure si elle a pas envie, on la met même si elle dit non toutes les demi-heures... usant ! Et quand y'a un accident on hésite entre la gronder et en rire parce qu'à chaque fois elle en fait tout un plat.

Hier soir elle m'a scotché. Maintenant elle ne râle plus quand elle va sur le pot, elle a fait systématiquement à chaque fois et en sortant du bain elle a réclamé son pot. "t'es sûre ?" (je vérifie quand même, fallait que je descende chercher le pot alors...) "oui-oui"... à peine assise elle faisait un bon gros pipi, genre ceux qui font du bien, toute fière. Moi aussi j'étais toute fière de ma petite princesse !

lundi 7 juillet 2008

Traumatisée...

Depuis l'Irlande notre Clochette est traumatisée par la conduite à gauche... Sérieusement !
C'est vrai que des cris "à gauche", elle en a entendu souvent pendant ce séjour, Papy oubliant régulièrement de s'y mettre... à force lui aussi il a été traumatisé d'ailleurs, au point de rouler trop à gauche et de casser un rétro (enfin deux, le nôtre plus celui de la voiture en stationnement) et une autre fois de monter sur le trottoir.
Bref, depuis, notre Clochette n'est plus la même non plus... on avait eu des prémices lors de notre séjour, elle était montée dans un manège (le camion de Bob le bricoleur) et criait "à gauche". Ça nous a fait rire mais maintenant ça nous inquiète, elle fait ça dès qu'elle monte sur un engin à roulettes !
En images, ci-dessous, la preuve n°1, la vidéo de Bob (tendez l'oreille mais passer sur les commentaires intelligent de la maman et du rire bête de la mamie).

video

Armée de mon nouveau portable, je suis prête à dégainer pour vous montrer que ça la hante !

vendredi 27 juin 2008

Les îles d'Aran (Eire - Part 4)

Après notre virée dans le Connemara, nous décidons d’aller visiter les iles d’Aran et plus particulièrement Inis Mór (Inishmore).

J’avais déjà entendu parler de ces iles. La première fois c’était au lycée, quand nous avons du étudier, dans le cadre de notre option « cinéma », « L’Homme d’Aran », un documentaire de Flaherty datant de 1934 (j’ai vérifié pour être sûre mais j’avais bon). Un faux documentaire en N&B sur les conditions de vie sur cette île, je ne dirais pas que ça donne vraiment envie d’aller y faire un tour quand on a 17 ans. Ensuite j’avais redécouvert la beauté des paysages au travers de la séquence des côtes vues d’hélicoptère dans Thalassa, le vendredi soir.

Pour s’y rendre il faut prendre la voiture jusqu’au port de Ros an Mhíl (Rossaveal). Le GPS nous a fait passer par ce qu’on appellerait chez nous « des petites routes », genre routes départementales dont le relief suit exactement celui du terrain (ça monte, ça tourne), à peine suffisamment large pour croiser une voiture (avec des murets de pierres de chaque côté de la route, histoire de corser la chose), avec des nids de poules géants et sur lesquelles on nous annonce gentiment que la vitesse est limitée à 100 km/heure.

Puis il faut ensuite compter 40 minutes de traversée en mer. Après la première fois en avion et en bus, notre Clochette va faire sa première fois en bateau. En maman prévoyante j’ai prévu le gros pull, le ciré et surtout le pull de rechange en cas d’hérédité du mal de mer (mon père et moi on ne la ramène pas trop en bateau…). Bien évidemment, comme toutes les autres « étapes » elle a fait ça les doigts dans le nez, s’amusant du fait de voir les vagues, les oiseaux de près. Et personne n’a été malade, la mer ayant été très calme.

Il ne fait pas très chaud lorsqu’on débarque mais le soleil est là. C’est le microclimat des îles, tellement petites que les nuages ne s’y accrochent guère. À notre arrivée nous sommes assaillis comme des touristes européens à l’entrée d’une médina, on nous propose tous les mètres une location de vélo, une visite guidée en voiture, en minibus en charrette… On décline tout, on est pas mal chargé, on a la poussette et il fait beau, alors on marchera.

Après un arrêt à la boutique de pulls, un autre pipi et plusieurs plantages de route, on finit par se poser pour manger. Il y a l’air d’avoir pas mal de choses à voir sur les îles et il faut qu’on ait l’œil sur la montre, histoire de ne pas louper le bateau du retour.

Au fil de la marche, le soleil s’est fait de plus en plus chaud, aucun nuage à l’horizon, des couleurs magnifiques allant du vert au bleu, des routes minuscules, des murets de pierre et des animaux à admirer (ânes, chevaux, poules, chèvres et même des phoques !) et le calme. Parfois on s’arrêtait, on écoutait et rien… rien que le bruit de la mer, de la nature. Clochette a même piqué un roupillon dans sa poussette, bercée par la marche et réchauffée par le soleil.


Nous n’avons pas vu les sites préconisés par les guides, trop loin à pieds (on a quand même marché 4 heures !). Si on avait su on aurait loué des vélos (on en a vu avec des sièges bébé), on serait même resté une nuit, hors du temps, de la pollution, au calme… Si on avait su on aurait prévu aussi la crème solaire, on a tous fini en t-shirt, rougeaud à souhait, par la marche (et ça monte parfois) et par le soleil de plomb. Sur le retour nous nous sommes arrêtés dans un pub prêt du port, où nous avons sirotés Guinness et autre au grand air, les pieds en compote. En plus il y avait des musiciens…
Plutôt qu’un long discours et des descriptions indignes de la beauté des paysages, je vous laisse avec quelques photos.
On espère tous retourner là-bas et que rien n’y sera changé.

Je n’ai pas parlé ici de l’histoire de ces îles, je vous invite vivement à aller consulter ces sites, vous y verrez de jolis photos et de jolis textes aussi, qui vous expliqueront tout ça mieux que moi.